domingo

j'ai ouvert la cage en la refermant derrière moi. et puis surtout, je t'ai bailloné.

Mardi 22 avril 2014 à 0:35

j'rentre encore une fois avec la gorge qui se serre sous une tonne de verre en verre qui dit Je t'ai eu ma grande. tant pis pour toi, alors j'pense à toi et j'écoute quelques demi mesures qui se disent plus fortes que toutes les autres. adieu et bonjour l'histoire et l'avenir et ces quelques prochains matins qui nous promettent un oui pour une fois. habibi, y a des fois où je pourrais crever pour un de tes baisers. ce soir j'arrête le temps, je vous emmièle et je vous jure que je vous aimerai jusqu'à la fin de ce monde.

Mercredi 16 avril 2014 à 2:06

j'sens les coups qui reviennent dans ce bide mal fagoté, et j'écoute la nuit tomber comme l'on tombe amoureux du haut d'une chaise. j'sens les coups qui reviennent, alors je fume exceptionnellement entre le chat qui s'agrippe à mes tiffes et le vent qui fait claquer la porte. et je prie pour qu'une main arrache enfin cette douleur que je te prends chaque jour chaque minute un peu plus depuis vingt ans.
mais je t'entends trébucher et ta troisième jambe glisser sur le parterre froid de la cuisine. je sursaute, je ferme les yeux. comme si ça pouvait me rendre sourde. tu jures contre le monde entier, et j'me cache sous une tonne de couvertures invisibles. à force de respirer à ta place je ne respire plus moi même.
les murs de la pièce se referment sur moi, et mon dos se tord de secondes en secondes. à quoi bon t'aimer si tu es bientôt mort, la mort du héros, c'en est presque beau. et puis je me retrouve dans le corps de mes huit ans, à te dire Vas-y! vas-y prends tout, ma vie à moi ça m'est égal prend-là, je veux te revoir sourire. (bonjour naïveté enfantine.)

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ps. dormir une minute sur deux.

Mercredi 9 avril 2014 à 17:54

j'pense à toi de loin, à force de s'aimer en forme de point d'exclamation on a fini par s'adorer en point de suspension. alors je bois pour t'oublier ce soir et revenir demain. je t'écoute chanter sous mes tympans explosés et mon coeur déchiré, petite fille, je n'ai plus rien si ce n'est qu'une multitude de souvenirs qui cogne qui cogne. qui dévaste tout bordel. et j'attends, j'te dis Ma douce, tu manques trop et la vie est trop courte pour s'estropier comme des cons.
mais faut croire qu'on est bel(le) est bien con.
alors je te dis à bientôt, pour ne pas m'envoyer contre les murs de notre ancienne vie. en attendant.

Mercredi 2 avril 2014 à 17:10

en cas de doute appelle-moi! je pourrais toujours te confirmer à quel point tu es un connard.

Mardi 1er avril 2014 à 15:56

et quelques fois même tu te surprenais à me vouvoyer en me glissant un baiser artificiel derrière la nuque.
tes doigts sont tous les jours avec moi.

Mardi 1er avril 2014 à 15:50

mes mains ressemblent à des mains de vieux très vieux. laissées pour compte et sans comte, c'est d'un bâteau mon beau. il faudra bien que je me cache bientôt, même les oiseaux semblent perdre de leurs ailes. on déambule c'est officiel, dans une bulle plus creuse qu'un tombeau, mon beau, dansons avant qu'il ne soit trop tard, prends-moi par la bouche, je t prendrais par les ongles de ta peau. mon beau, la musique est si forte, mes oreilles se détachent de ton coeur, mon beau si j'en suis là, c'est juste à cause d'une histoire de garçons.

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